Nom de domaine gratuit

Taux de CO2 dans le kWh électrique d'origine nucléaire

Cette page évoluera en fonction des commentaires et des précisions que vous apporterez. Merci de me signaler les erreurs. Il s'agit de faire le bilan du taux de CO2 du kWh électrique d'origine nucléaire.

Résumé

Une estimation détaillée du CO2 du nucléaire avec l'explication est disponible sur le site de l'Expansion.

Quantité d'uranium enrichi nécessaire pour produire un kWh électrique

En moyenne et en gros, dans un réacteur de 1 GW, il y a 100 tonnes d'uranium enrichi qui est renouvelé par tiers tous les ans. 33 tonnes de combustibles sont donc changées tous les ans. La production électrique est d'environ 10 milliards de kWh (taux de disponibilité d'environ 80%), soit une consommation de 3,3  mg d'uranium enrichi par kWh électrique.

L'uranium est enveloppé dans de l'aluminium dont la fabrication a aussi consommé de l'énergie. Je n'ai pas les chiffres.

De la mine au réacteur

Extraction et concentration

Pour obtenir l'uranium naturel, on creuse des mines pour extraire des minéraux qui contiennent de l'uranium. Il faut environ 1 tonne de roche pour extraire 500 g d'uranium naturel (le yellowcake). Ceci est fait aux abords de la mine pour limiter le transport d'une grande quantité de matériaux. (source Wikipédia)

L'uranium naturel principalement vient du Canada, de l'Australie et du Niger. (source CRIIRAD) La production annuelle du Niger d'uranium naturel est de 2 900 tonne (la France importe 8 000 tonnes/an - source Ministère du Développement Durable).

Nous allons partir vers les mines du Niger car l'électricité utilisée est issue du charbon (il y a également beaucoup de charbon au Niger)
D'un autre rapport du CRIIRAD, on lit que 85% des 2 unités de production électrique de 18,8 MW chacune servent à faire fonctionner les deux mines d'uranium.

On suppose les centrales fonctionnant 24h/24h et 365j/an soit 330 GWh électrique ce qui correspond à une émission de 330 000 tonnes de CO2 pour la production électrique de ces unités. Donc pour l'extraction, concentration de l'uranium, on prend 85% de CO2 soit 280 000 tonnes. Ce qui donne 100 tonnes de CO2 par tonnes d'uranium naturel.

Pour l'enrichissement d'un 1 kg d'uranium enrichi, il faut 8 kg d'uranium naturel. (source Wikipédia et Futura24)

Donc ce qui donne 800 tonnes de CO2 par tonne d'uranium enrichi pour la phase d'extraction et concentration. On va arrondi à 1000 tonne de CO2 par tonne d'uranium enrichi pour la prise en compte du transport et d'autres éléments oubliés.

Pour la production d'un kWh électrique, il faut 3,3 mg d'uranium enrichi. Par conséquent, l'ajout de CO2 pour le kWh électrique nucléaire est de 3,3 g de CO2.

D'après les informations fournies par Dan1 (voir son commentaire), la valeur réelle serait proche de 1 à 1,3 g de CO2/kWh.

Enrichissement de l'uranium

Avant d'être utilisé, l'uranium naturel doit être enrichi.

En France, avec la méthode de diffusion gazeuse, c'est la consommation de 3 réacteurs de 900 MW (ceux du Tricastin) qui sert pour l'usine d'enrichissement d'uranium. Bientôt (2012), la France va changer de méthode et ce sera l'ultracentrifugation comme utilisée en Allemagne par exemple. L'ultracentrifugation consomme entre 50 fois moins d'énergie que la diffusion gazeuse (source Aréva).

En prenant l'hypothèse la plus défavorable de l'usine de Pierrelatte (diffusion gazeuse environ 10 MWh électrique par kg d'uranium enrichi - source Wikipédia) et de l'électricité produite par le charbon (1 000g de CO2 par kWh), l'enrichissement de 3,3 mg produirait 33 g de CO2. Donc 3,3 g de CO2 par kWh électrique. Si on prend en compte des éléments supplémentaires (aluminium, transport), on peut compter environ 50 g de CO2 par kWh.

Si on prend en compte, la faible teneur en CO2 du kWh électrique français (90 g CO2/kWh), l'enrichissement pour 1 kWh électrique produit en gros 3 g de CO2. Avec l'ultracentrifugation, on tombe à 0,06 g de CO2 par kWh.
 

Commentaires

Le 23/02/2010 16:22 par Isabelle :

Vraiment n'importe quoi! Sachant que l'on enrichi l'uranium avec des centrales à charbon, il est totalement malhonnête d'affirmer que la production nucléaire n'émet pas de CO2!

Le 23/02/2010 18:32 par Astrotophe :

On n'enrichit pas l'uranium avec des centrales à charbon mais avec de l'électricité qui vient de différents origines suivant les pays. Je vais détailler.

En France, avec la méthode de diffusion gazeuse, c'est la consommation de 3 réacteurs de 900 MW (ceux du Tricastin) qui sert pour l'usine d'enrichissement d'uranium. Bientôt (2012), la France va changer de méthode et ce sera l'ultracentrifugation comme utilisée en Allemagne. L'ultracentrifugation consomme entre 50 et 60 fois moins d'énergie que la diffusion gazeuse.

Il faut pour être complet que le combustible est enveloppé dans de l'aluminium dont la fabrication a aussi consommé de l'énergie.

Mais il ne faut pas oublier que la quantité d'énergie dégagé par les réactions nucléaires sont très grandes. En gros, dans un réacteur, il y a 100 tonnes d'uranium enrichi qui est renouvellé par tiers tous les ans. En gros 33 tonnes de combustibles sont changées tous les ans. C'est 33 tonnes ont servi à produire environ 10 milliards de kWh, soit une consommation de 3,3  mg d'uranium par kWh électrique.

En prenant l'hypothèse la plus défavorable de l'usine de Pierrelatte (diffusion gazeuse environ 10 MWh électrique par kg d'uranium enrichi - source Wikipédia) et de l'électricité produite par le charbon (1 000g de CO2 par kWh), l'enrichissement de 3,3 mg produirait 33 g de CO2. Donc 33g de CO2 par kWh électrique. Si on prend en compte des éléments supplémentaires (aluminium, transport), on peut compter environ 50g de CO2 par kWh pour l'ensemble nucléaire, loin derrière les 700 g de CO2 par kWh pour le couple éolien-charbon.

Si on prend en compte, la faible teneur en CO2 du kWh électrique français, l'enrichissement pour 1 kWh électrique produit en gros 3g de CO2. Avec l'ultracentrifugation, on tombe à 0,05 g de CO2 par kWh.

Le 23/02/2010 20:56 par Isabelle :

Cher ami qui a l'air de tout savoir mais qui en fait ne sait pas grand chose,

l'uranium qui arrive à Tricastin est de l'uranate soit de l'uranium enrichi et devinez d'où il vient entre autre ? bravo du Niger, et devinez comment au Niger ils ont fait pour produire cet uranate? mais oui mais oui grâce à une centrale à charbon!

Zut alors, le mythe du nucléaire qui ne fait pas de CO2 s'effondre, c'est trop bête il va falloir trouver autre chose...

Bonne chance

Le 24/02/2010 21:15 par Astrotophe :

Merci de m'aider à remonter la filaire nucléaire (que je ne connais absolument pas par cœur mais que je découvre de mieux en mieux grâce à vos commentaires). On va donc essayer de quantifier les rejets de CO2 (évidemment il n'y a pas que ça mais c'est l'objet de l'analyse sur cette page) de l'extraction et de l'enrichissement au Niger. J'ai rajouté ceci dans le paragraphe "Extraction et concentration".

S'il y a une erreur, corrigez-moi.

J'ai des manques dans les données mais j'essaye de les combler en recherche des infos.
Manque-t-il encore quelque chose pour le CO2 de la mine au réacteur ?
Maintenant il faudrait prendre en compte l'après centrale, mais ça sera plus tard. Et vu le côté intéressant, je pense que ça mérite une page spéciale sur la production de CO2 par le nucléaire.
 

Le 01/04/2010 14:51 par Delbareth :

Chère Isabelle

L'usine de Tricastin est une usine d'ENRICHISSEMENT, l'uranium qui y arrive n'est par définition par enrichi. Cette étape utilise certes oui beaucoup d'énergie quand elle est faite par diffusion gazeuse. En France, l'électricité utilisée pour cela est d'origine nucléaire et donc quasi-exempte de CO2. Oui le nucléaire émet du CO2, mais dans des quantités très faibles par rapport au charbon, au pétrole ou même au gaz.

Et merci à Astrotophe pour tout ses précieux calculs.

Le 02/04/2010 22:29 par Isabelle :

Cher Delbareth,

désolée de vous contredire mais vous imaginez bien que ce qui arrive à Tricastin ce n'est pas de la roche pur mais bien une poudre jaune appelée uranate déjà en partie enrichie. L'enrichissement final se fait en effet à Tricastin ce que je ne conteste pas.

Quand à la centrale à charbon qui se situe à Arlit au Niger à côté des mines d'uranium, elle n'est pas là pour réchauffer le repas des mineurs...

D'autre part, tous les enrichissements finaux ne se font pas que grâce au nucléaire mais se fait aussi parfois avec du charbon comme aux Etats-Unis.

Il faudra trouver un autre argument pour justifier le nucléaire...

Bien à vous

Isabelle

Le 02/04/2010 23:36 par Delbareth :

Chère Isabelle

Je pense qu'il vous manque des ordres de grandeurs. Les mines du Niger et d'ailleurs utilisent beaucoup d'énergie pour produire le yellow cake à partir de la roche. Dans l'article plus haut, il est même cité pour le Niger une source CRIIRAD (on ne peut plus subjective quand il s'agit de descendre le nucléaire) qui dit que cela nécessite 85% des deux unités de 18MW chacune, soit à la louche 30 MW.

L'étape de diffusion gazeuse d'EURODIF, quant à elle, est dite consommer 3 tranches nucléaires, soit 3000 MW à la louche. Il y a la un facteur 100!!! De plus l'uranium qui y arrive n'est pas ISOTOPIQUEMENT enrichi (uniquement chimiquement, ce qui est presque néglilgeable d'un point de vue énergétique).

Et pour finir, l'autre technique possible pour l'enrichissement est l'ultra-centrigufation, beaucoup moins vorace en énergie. Evidemment, les USA et la Russie utilisent depuis longtemps un tel système. Ainsi, vous ne pouvez accuser cette étape de plomber le bilan carbone du nucléaire.

Ce bilan n'est pas nul, mais comparé aux énergie fossile, il est 10 à 100 fois plus faible (suivant combien sont comptées d'émission pour la mine et le retraitement). Si l'on rajoute à cela que c'est une énergie de "base" et non de "pointe", cela devient même compétitif (sur le plan du CO2) avec certaines énergies renouvelables qui doivent être soutenue par des centrales au gaz. Désolé mais l'argument CO2 tient toujours...

Cordialement,

 

Le 15/04/2010 17:56 par antonin :

 Bonjour à tous,

 

Au cours de recherches sur ce qu'il existe de scientifique sur le sujet de l'Analyse du Cycle de vie du nucléaire (c'est-à-dire le calcul des émissions de CO2 équivalent), je suis tombé sur un certain nombre d'analyses très poussées, dont je vous transmets quelques liens.

http://www.stormsmith.nl/

http://www.world-nuclear.org/info/inf100.html

Je cite d'autres sources de mémoire : les nombreuses études réalisées par R Dones sur le sujet pour le projet Suisse ecoinvent (ecoinvent.ch),

ou encore l'analyse suédoise Vattenfall.

Toutes ces études ne sont justement pas des calculs à la louche. Toutes sont bien sûr scientifiquement discutables. Cela ne veut pas dire pour autant qu'elles disent n'importe quoi, juste qu'il est toujours possible de remettre certaines hypothèses en question.

Et ces études arrivent pour la plupart à des chiffres allant de 1gCO2/kWhe, à un maximum de 120 à 180 dans le cas d'une seule étude, celle de Storm van Leeuwen and Smith (1er lien), qui est très remise en question.

Et dernière précision, les experts du GIEC ont retenu des valeurs de 2 à 60 gCO2/kWhe pour le nucléaire, avec une valeur de 4 pour la France. En comparaison, ils ont retenu des valeurs similaires pour l'éolien, allant jusqu'à 120 pour l'hydroélectrique et le photovoltaïque, et bien au delà de 400 pour les cycles combinés à gaz.

N'hésitez pas à préciser ici tous ce que ces experts, qui ont chacun produit sur le sujet des rapports de plusieurs centaines de pages, et ont passé des années à étudier le sujet, peuvent avoir oublié comme éléments important.

Enfin je souhaite préciser à Isabelle, comme l'a dit Delbareth, que l'uranium n'est pas enrichi au Niger. Pour une raison simple : une usine d'enrichissement de l'uranium, c'est exactement ce que cherche à développer l'Iran pour se doter de l'arme atomique (ou du moins c'est ce dont on le soupconne). Croyez-vous réellement que l'on va installer une technologie de ce type au Niger? Non, au Niger, l'uranium est simplement chimiquement purifié, c'est-à-dire séparé des autres éléments contenus dans le minerai. C'est bien totalement dans l'usine Eurodif, aujourd'hui Georges Besse 1, alimentée entièrement par les réacteurs nucléaires du Tricastin, que cet uranium est enrichi. En vérité, une partie est aussi enrichie en Russie.

Cordialement,

Le 17/04/2010 13:22 par Astrotophe :

Merci Antonin. Ces documents sont vraiment intéressants et bien détaillés.

Je n'ai malheureusement pas encore le temps de les lire complétements, juste de les survoler. Ca me permettra de compléter cette page et donner un aperçu, en français, du bilan de CO2 de la production nucléaire.

Le 16/05/2010 12:04 par Toitoine :

Pour éclaircir le débat sur le cycle de transformation de l'uranium, il faut préciser quelques éléments oubliés dans le calcul détaillé plus haut.

Le minerais épuré (au Niger) subit 2 transformations avant d'être enrichi: d'abord en UF4 (je crois que cela est fait à Narbonne, à vérifier) puis de l'UF4 en UF6 (fait sur le site du tricastin dans l'usine COMURHEX). C'est seulement ensuite que l'on peut utiliser l'UF6 comme matière première de l'usine d'enrichissement de Georges Besse.

En espérant faire avancer le débat...

Le 23/05/2010 23:23 par iann_ash :

Bonjour,

 

Je constate également une petite erreur dans vos raisonnement. En effet, si vous essayez de déterminer le taux de CO2 qu'émet un kWh électrique nucléaire, vous ne pouvez pas utiliser un taux "existant" (dont vous remettez le calcul en doute) pour en déterminer la part de CO2.

Je m'explique :

Vous indiquez que l'usine d'enrichissement utilise l'énergie de 3 réacteurs de 900MW. Alors plutôt que de calculer l'émission de CO2 de ces trois réacteurs (qui devrait prendre en compte le résultat de votre calcul qui n'a pas encore abouti !), vous devriez otez de la production de 33 tones de nucléaire, les 3 x 900MW. Donc, plutôt que de considérer que 33 tones de nucléaire produise 10 millions de kWh électrique, il faudrait dire qu'ils produise 10 millions - X milliers de kWh !

J'indique "X" car je ne sais pas combien de kWh sont nécessaire pour l'enrichissement. Pourquoi ? Parce que vous n'indiquez pas le temps, ni le pourcentage d'utilisation de ces trois réacteur de 900MW pour enrichir l'uranium et vous n'indiquez pas non plus combien d'uranium est enrichi. Sans ces données, difficile de dire la part perdue.

Grosso modo, il faut se dire que pour produire de l'uranium, on consomme de l'uranium. Ce qui vient fausser pas mal de vos calculs (dans le bon sens ou dans le mauvais, on ne sait pas encore le dire).

On est donc totalement dans le flou avec cette information.

A moins que je ne me trompe :)

 

 

D'autre part, j'ai quand même envie de souligner une remarque pour laquelle je ne suis pas d'accord venant de M. Delbareth (je cite) :

 

"Si l'on rajoute à cela que c'est une énergie de "base" et non de "pointe", cela devient même compétitif (sur le plan du CO2) avec certaines énergies renouvelables qui doivent être soutenue par des centrales au gaz. Désolé mais l'argument CO2 tient toujours..."

 

Je dirais que sur le concept général, ce que vous dites est vrai. Mais surtout vrai dans l'état ACTUEL des choses. Forcément, si l'on ne fait rien pour améliorer les conditions de production en donnant "sa chance" au renouvelable, ce que vous dites sera toujours vrai. Mais (et la je prends la belgique comme référence car c'est ce que je connais) voici pour moi les non-sens du nucléaire.

 

Nous ne pouvons pas l'arrêter, le diminuer ou le modifier. La production du nucléaire est constante. Et elle est une moyenne bien placées entre les pointes et les chutes les plus hautes afin d'avoir une moyenne supérieur diminuant un maximum les pertes et nécessitant un minimum les autres technologie pour palier au pointes de consommation. Cependant, il y a, durant la nuit, une SURproduction par rapport à la demande ! Dans notre petite pays (Belgique toujours, comme je l'ai dit), nous avons résolu ce problème avec 2 systèmes :

- L'éclairage public nocturne qui a permis de "créer" un besoin afin de contrecarrer cette surproduction. Éclairage payé par l'état, donc par nous ! Absurdité énorme même si c'est agréable pour les rares conducteurs nocturne.

- le tarifs de nuit, excessivement moins cher que le tarif de jours (attention, je parle du tarifs EXCLUSIF de nuit et pas du bi-horaire).

La conséquence de ce second système d'incitant à consommer la nuit à entraîné l'hydro-électricité qui permet de pomper de l'eau la nuit à un cout réduit et de la revendre le jour, en cas de pointes de consommation, a un tarifs élevé. Ce système qui ne vise qu'à faire du bénéfice pour l'un (hydro-électricité) ou a éviter le gaspillage pour l'autre (tarif de nuit) est pour moi une autre absurdité énorme car il ne laisse pas sa place au VRAI renouvelable.

Pour le renouvelable, nous parlons souvent de "l'instabilité" de cette production. Du manque de prévisibilité, etc... Or, allier une technologie éolienne (effectivement imprévisible) avec une technologie hydroélectrique (plus que prévisible et sous un contrôle total de débit de production), serait une superbe solution. Malheureusement, il ne s'agit pas là de faire du bénéfice et donc cette possibilité est balayée du revers de la main.

Nous sommes en fait, exactement dans la même situation que les supermarché qui commande TROP, beaucoup TROP d'aliment afin d'éviter le MANQUE A GAGNER des rupture de stock et qui préfère JETER LES SURPLUS.

C'est en fait comme ça dans tout les secteurs.

C'est le capitalisme.

C'est la vie, si on peut encore appeler ça comme ça !

 

Bien à vous,

Le 24/05/2010 15:05 par Astrotophe :

Je comprends votre raisonnement au sujet du calcul. J'ai préféré prendre la cas où c'est uniquement du charbon, le cas le plus défavorable et celui où ça serait l'électricité du réseau et non que de ces 3 réacteurs. C'est vrai, il faudrait pour le bien réitérer après une fois que l'ensemble des calculs auront été effectués.

Le problème de l'électricité est qu'elle ne peux pas être stocké facilement, ce qui pose beaucoup de problème. Si il existerait un moyen de la stocker efficacement, les centrales de pointe pourraient disparaître, d'où une forte baisse du taux de CO2 électrique.

Le mix éolienne-eau est très intéressant mais malheureusement, les capacités hydroélectriques ne sont pas suffisantes par rapport à notre consommation, qui est trop importante. Il faudrait d'abord diminuer notre consommation pour que les énergies renouvelables puissent avoir un impact utile.

Au sujet de l'éclairage publique, il participe également à la pointe de début de soirée, la plus redoutée par les gestionnaires du réseau. Je ne suis pas sûr qu'il y ai une réelle relation entre creux de consommation et éclairage publique. Mais c'est un autre débat.

Le 26/05/2010 09:51 par iann_ash :

Bonjour astrotophe,

J'apprécie vraiment cette page et tadémarche. Je pense qu'elle provient vraiment d'une recherche de vérité et c'est quasiment la même que la mienne. Cependant, nous en sommes ici, encore qu'aux prémices, selon moi.

En effet, si nous lisons les rapports d'organismes influençables, le taux de CO2 par kWh pour une centrale nucléaire serai de 24 g de CO2 par kWh produit (pour les centrales USA dont l'enrichissement est moins gourmand qu'en France). D'autres études portent plutôt vers 60g CO2. Moi, ce qui me perturbe, c'est la manque de clarté sur ce que l'on étudie !

En effet, cela est souvent fait pour comparer avec des énergies tels que l'hydro-électricité, l'éolien, le photovoltaïque, etc... Le grand problème étant que finalement, nous comparons toujours des pommes avec de poires. Les étude "pro-nucléaire" prendront un calcul similaire au tien, qui ne prend en compte que de l'extraction et l'enrichissement de l'uranium. Ces même études prendront, pour le photovoltaïque par exemple, son coût énergétique de fabrication, de transport, d'installation et finalement de démantèlement et de recyclage (alors que le recyclage d'un panneaux sert souvent à la fabrication d'un autre panneaux). Bref, pas très objectif tout ça.

J'adorerais faire la recherche avec quelqu'un de neutre. En tant que particulier, nous ne devons rien à personne si ce n'est à nous-même. Aucune subside de l'Etat n'ira orienter nos résultats (car désolé de le dire mais ma foi dans les centres scientifiques en a pris un coup), nous n'avons rien à gagner à ce que ce soit le nucléaire OU le photovoltaïque qui soit élu au top du podium puisque nous n'avons pas d'intérêts financiers... Alors pourquoi ne pas se rassembler, avec d'autres personnes et grâce à la machine merveilleuse d'internet, pour pousser cette étude à fond ? Pourquoi ne pas faire UN VRAI comparatif ?

Pour le nucléaire, ce qu'il manque ici (et qui ne manque jamais pour les EnR), c'est :

- le coût énergétique de fabtrication d'une centrale (c'est quand même quelques tonnes de béton)
- le coût énergétique de la gestion annuelle des déchets (et donc coût énergétique de fabrication des entrepôt de surface)
- le coût énergétique (même s'il représente un avantage socio-économique) de l'activité humaine pour LA GESTION journalière d'une centrale (qui n'existe quasi pas avec les EnR, ce qui est un désavantage socio-économique).

(d'autre idées de coût énergétiques sont les bienvenues tant que l'on peut les appliquer aux différentes formes de production d'énergie).

Et faire de même avec les EnR tels que Eolien et PV (puisque ce sont les 2 plus discutées, l'hydro électricité étant acceptée par presque tout le monde comme une énergie propre).

Finalement, après l'étude du CO2, pousser l'étude plus loin. Les produits toxiques utilisés pour fabriquer un panneaux pourraient être comparés au déchets nucléaires ! Les déchets nucléaires sont une inconnue pour leur impact mais ce serait malhonnête que de ne pas être conscient que ces déchets nucléaires ne présagent rien de bon. Dans le photovoltaïque, c'est un gaz toxique qui est utilisé pour nettoyer les chambres de fabrication de certains panneaux (il faudra que je retrouve et vérifie cette source d'infos). Mais je pense que nous avons tous, ici, un potentiel pour réaliser une belle étude.

 

Finalement, j'aimerais que l'on casse l'argument majeure du "pro-nucléaire" qui est que les EnR étant instables, elle nous obligent à utiliser des centrales aux charbons. Je signalerais que le nucléaire étant TROP stable, il connaît exactement le même problème ! La seule différence est le ratio sur une année qui serait inférieur avec le nucléaire.

mais

100% renouvelable, nous le savons, dans la situation actuelles, c'est impossible
100% nucléaire, non plus

Je pense que ce qu'il faut réaliser dans les années à venir c'est :
 

- Faire des recherches pour empêcher les pics de consommation sans trop atteindre au confort de chacun (mais un petit peu quand même). Il faudrait des espèce de limiteur de courant télé-contrôlés avec chaque appareil dans une maison ayant une adresse et une priorité (domotique). De même côté des entreprises.
- Faire de GROSSES recherche dans le stockage de l'énergie
- Inclure dans les journaux météo, une prévision énergétique pour aider les centrales à "programmer" les modes de production.

ETC...

J'espère avoir le plaisir de te lire favorablement par rapport à cette idée...

 

Bien à toi,

Le 26/05/2010 10:44 par Astrotophe :

Je suis tout à fait d'accord avec toi, iann_ash. Malheureusement, je n'ai pas encore eu le temps de recherche les données pour la partie construction, démentellement, gestion des déchets, ... Si tu as les données, je suis preneur.

C'est à faire. J'aimerais faire ça pour le nucléaire, l'éolien, le photovoltaïque, ... D'ailleurs, j'ai fait une page résumé des différents moyens de production électrique, avec les avantages, inconvénients.

Le 26/05/2010 10:49 par Antonin :

Bonjour,

 

J'aimerais répondre à iann_ash.

J'étudie les études sur le sujet nucléaire et CO2, et je tiens à souligner quelques choses :

-tout d'abord la plupart des études réalisées à ce sujet prennent tout en compte : mines, conversion, enrichissement, fabrication des combustibles, construction des centrales, exploitation et maintenance des centrales, démantèlement des centrales, traitement des combustibles usés et les diverses étapes de retraitement de certaines matières (Pu, URE), entreposage temporaire des différents déchets et des diverses matières valorisables (MOX usés, URE usés, ...), et stockage définitif des déchets. De plus sont pris en compte les divers transports, et les constructions et démantèlements de toutes les installations du cycle (et la gestion des déchets générés).

iann-ash a donc réellement tort de dire que l'on ne compare pas sur un pied d'égalité. La meilleure manière de s'en rendre compte, c'est de constater que ces études sont désormais menées selon les normes internationales de la série ISO14040. C'est donc un standard international, codifié, et identique pour toutes les études (qui se plient à ce protocole, ce qui n'est pas le cas des études qui donnent les chiffres les plus élevés, comme celle de Storm van Leeuwen, dont un grand nombre d'hypothèses sont tout simplement risibles). Cependant, même l'étude de Storm van Leeuwen prend tout  ceci en compte. Et quand je dis identique pour toutes les études, c'est pour toutes les études qu'on appelle ACV : Analyse de Cyle de Vie (ou LCA Life Cycle Analysis en Anglais). Donc pour le PV, pour le solaire thermique, pour l'hydroélectrique, pour le nucléaire, pour le charbon, pour le gaz, etc. Pour être certifiées, ces études doivent être auditées par des cabinets indépendants.

- Dire que l'enrichissement aux USA est moins gourmand qu'en France est une hérésie totale : il s'agit de l'usine USEC, aux USA, qui utilise la même technologie (dépassée, qui est celle de la diffusion gazeuse) qu'en France. Sauf qu'en France l'usine GB1 est alimentée exclusivement par 3 des 4 réacteurs nucléaires du Tricastin (pour un total de 2700MWe). Alors qu'aux USA, USEC est alimentée par le réseau, lui-même essentiellement alimenté par des centrales à charbon (environ 1000gCO2e/kWhe!!). On comprendra aisément que le bilan carbone soit nettement plus élevé aux USA!!

- Je connais l'étude qui donne 60gCO2e/kWhe. Il s'agit d'une étude écrite par B. Sovacool (ou bien sinon j'aimerai connaître la référence de l'étude qui donne ce chiffre, encore une fois je suis curieux de lire chacune des études qui traite du sujet, pour en analyser honnêtement les hypothèses). Et cette étude adopte une démarche qui n'a rien de rigoureux, ni rien de sérieux. En effet, elle fait une revue bibliographique des études existantes (bibliographie incomplète par ailleurs), sur des études qui n'ont pas la même étendue (certaines concernent le monde, d'autres certains pays, d'autres encore des parc hypothétiques...), ni la même méthode, et en faisant un tri, cette étude fait une moyenne des différentes études. D'ores et déjà, cela revient à faire une moyenne entre des choux et des patates : ces études n'ont pas la même portée. Vouloir faire un bilan carbone du nucléaire dans le monde est irréaliste : comme on l'a vu, ne serait-ce que pour l'enrichissement, selon l'endroit où cela est (majoritairement) fait, le bilan, avec la même méthode, passe de 4 ou 5 g, à 24 gCO2e/kWhe. Et encore, cela concerne les USA. Parce que dans le cas de la Chine, où le mix énergétique est excessivement carboné, la méthode qui donne 5g en France donne 60g en Chine!!! Enfin, cette étude retient en tout 19 études pour faire sa moyenne. Sur les 19, 4 sont réalisées par la même personne, avec les mêmes hypothèses : ce sont justes différentes mises à jour de la même étude (à savoir celle de Storm van Leeuwen, dont le travail avait été à l'origine commandé par les écologistes européens), 2 sont faites par M. Lenzen, et concernent un parc hypothétique en Australie (mix énergétique très carboné), et s'appuient sur les hypothèses de Storm van Leeuwen. Ces 6 études sont bien sûr parmi les résultats les plus élevés de la bibliographie présentée, et faussent donc la moyenne.

- Enfin, il est des choses que j'aimerai remettre en perspective. Une centrale nucléaire (un réacteur) produit aux alentours de 1000MWe (1600 pour l'EPR), pendant environ 80% de l'année (en ce moment en France on est à78%, et c'est en dessous de la moyenne des 5 dernières années, où l'on a atteint jusqu'à environ 84%; certains pays atteignent les 90%). Une éolienne de grande puissance, installée dans une zone suffisamment favorable (suffisamment ventée), c'est 2MWe pendant environ 30% du temps. Un panneau solaire c'est aussi de l'ordre de 1MW pendant un temps de l'ordre de 30% du temps.Il faut donc comparer dans nos esprits ce qui est comparable. Produire l'équivalent d'un réacteur nucléaire (je ne parle pas de remplacer tout notre nucléaire par de l'éolien, ni l'inverse, simplement de produire l'équivalent d'un réacteur avec des éoliennes) nécessite donc : 1000*0.8/(2*0.3)=1333 éoliennes. Si c'est un EPR que l'on veut remplacer par des éoliennes : 1600*0.8/(2*0.3)=2133 éoliennes.

Certes ce chiffre baisse un peu avec des éoliennes off-shore, étant donné que l'on peut y mettre des éoliennes de puissance 5MW. Je vous laisse poursuivre les calculs.

- Autre élément pour bien comprendre les calculs que l'on fait : il faut vraiment penser au contenu énergétique d'une tonne d'uranium naturel : s'il est vrai que l'on extrait des mines, que l'on traite et que l'on transporte une grande quantité d'uranium naturel, d'uranium enrichi et de combustibles nucléaires chaque année (environ 800 t d'Unat par an pour les 58 réacteurs du parc français, et 1200t de combustible (UOX, MOX ou URE)), il faut quand même mettre cela en regard de la quantité d'énergie que cette matière fournit : environ 420TWh pour le parc français par an!!! C'est pour cela que ces étapes ont toutes un impact négligeable. Le transport de toutes les matières (combustibles, uranium, combustibles usés, déchets) est réellement négligeable dans le bilan (même s'il est quand même calculé par les études ACV), parce que la quantité d'énergie qu'il faut dépenser pour transporter une tonne d'U est minuscule par rapport à la quantité d'énergie qu'on tire effectivement (et non théoriquement) de cette tonne d'uranium. C'est le propre de l'énergie nucléaire : sa densité énergétique phénoménale. On a exactement l'inverse pour l'éolien ou le solaire : l'énergie est très dispersée.

- Enfin, et ce sera mon dernier point : il ne s'agit pas de défendre un tout nucléaire contre un tout renouvelable : aucune de ces solutions n'a la capacité d'arriver assez rapidement pour contrer le réchauffement climatique, et pour respecter les objectifs fixés par le GIEC de limitation des émissions de GES. Non, il s'agit d'utiliser tous les moyens qui sont à notre disposition pour cela. Le débat est : le nucléaire est-il un de ces moyens? Et, même si mon opinion est que le bilan (en France) est bien inférieur à 10gCO2e/kWhe, si l'on prend un bilan à 100gCO2e/kWhe, on obtient quand même quelque chose qui est écologiquement souhaitable (à comparer au gaz naturel : 400g pour les meilleures centrales, au charbon : 800g pour les meilleures centrales). il s'agit donc de faire le plus possible de renouvelables, et le plus possible de nucléaire. Le nucléaire ne doit pas rogner sur les parts du renouvelable, ni l'inverse : les deux doivent rogner sur les parts du charbon et du gaz. Et c'est ce que l'on observe (sauf dans des pays comme l'Allemagne, qui est en train d'augmenter le contenu CO2 de son électricité et sa dépendance vis-à-vis de la Russie en préférant fabriquer de nouvelles centrales au gaz).

Et j'oubliais : les prévisions météo destinées aux énergéticiens, ca existe, et c'est même un outil majeur (il vaut mieux prévoir : quand il n'y a pas de vent en Allemagne, ils sont obligés d'importer à fond, et c'est entre autres sur le nculéaire Français qu'ils ponctionnent, mais aussi sur leurs chères centrales au gaz et au charbon).

Le 26/05/2010 11:39 par Astrotophe :

Merci Antonin pour ces compléments. D'ailleurs, tu as fourni dans un de tes commentaires, deux liens vers des études à ce sujet que je me permet de rappeler.

http://www.stormsmith.nl/

http://www.world-nuclear.org/info/inf100.html

Le 04/06/2010 18:46 par Dan1 :

Bonjour à tous,

Je suis entièrement d'accord avec Antonin.

Si vous voulez d'autres éléments sur le contenu en CO2 du kWh nucléaire et les études déjà citées, allez faire un tour sur Enerzine, notamment là :

http://www.enerzine.com/2/6492+lepr-de-flamanville-coutera-20pct-de-plus-que-prevu+.html

Et là :

http://www.enerzine.com/2/6842+les-anciens-sites-miniers-d-uranium-francais-en-ligne+.html

  

Le 05/06/2010 12:02 par iann_ash :

Bonjour à tous,

J'ai mis du temps à revenir, et en mettrai sûrement plus à REvenir "conclure" mais je tenais déjà à accuser réception du message d'Antonin à qui je réponds :


Merci déjà pour tes explication claires. Tel quel, il m'est difficile d'affirmer ou d'infirmer ce que tu dis.  Tu sembles avoir un recul beaucoup plus grand mais, pas sur mon opinion, semble-t-il. Je te réponds donc déjà sur le fond en te signalant que je ne suis ni ANTI nucléaire, ni PRO. Juste un lecteur attentif, intrigué à la recherche de "vérités" (si une telle chose pouvait exister). Aussi, merci pour les correction concernant les chiffres d'émission des centrale USA. Je me suis un peu mélangé les pinceaux par rapport à ce que j'ai lu ici concernant les centrales française qui n'utilise pas encore le procédé d'ultracentrifugation. Je pensais que les Etats Unis l'utilisaient, mais en relisant le texte, je constate que c'est l'Allemagne (pourtant je pensais qu'ils n'utilisaient absolument pas de nucléaire ??)

Concernant les études certifiées, non pas que je les mette en doute mais je vois pas en quoi il serait mauvais de faire l'exercice nous même, sous la forme d'un débat, comme je l'avais proposé précédemment à Astrotophe qui semblait apprécier l'idée. De plus, ta contribution ne pourrait être qu'enrichissante dans cette optique là. Bien qu'ayant suivi les liens donnés par astrotophe, bien qu'ayant tapé sur google LCA, ECV, ISO 140410, etc..., je n'ai pas trouvé d'étude "certifiée" ou en tout cas, aucun certificats ISO dans les études trouvées (notamment celle du CEA dont j'ai trouvé le lien via les commentaire de DAN1). J'ai téléchargé l'étude de Storm-Smith. Les autres liens ne sont que des pages web qui CONTESTENT l'étude de storm-smith sans pour autant avoir des référence vers cette fameuse norme ISO.


Donc voici ce que j'ai téléchargé, merci de m'indiquer ce qui est ou n'est pas certifiés.

- Etude de l'université de Louvain : http://www.kuleuven.be/ei/Public/publications/EIWP00-09_fr.pdf
- Etude Storm-Smith : http://www.stormsmith.nl/
- Etude du CEA : http://www.cea.fr/var/cea/storage/static/fr/energie/dossier_loi1991/DATAS/axe1/references/pdf/CEA-05b.pdf

Aussi, vais-je "analyser" (dès que j'aurai un peu de temps) ces études et voir ce qu'il en ressort.


Mais j'ai déjà un premier avis sur tout le débat nucléaire  : renouvelable ou pas ?

1. Isolement des facteurs négatifs

En effet, je constate qu'on parle souvent du taux de CO2 du nucléaire VS le taux de CO2 de l'eolien ou autre EnR. Je pense qu'il faudrait vraiment s'arrêter de CENTRER les débats sur UN SEUL DEFAUT. Pourquoi ne pas voir l'ensemble des nuisances ? Le nucléaire, loin de moi l'idée de s'en débarasser MAINTENANT, n'est PAS une énergie propre. Les déchets nucléaires sont un problème. Nier cela relève pour moi de la mauvaise foi typique du PRO nucléaire. Les solutions trouvées sont des solutions TEMPORAIRES. Le stockage enfoui dans la terre est un non-sens. C'est le problème de l'homme depuis toujours. Nous réfléchissons en termes de vie, d'individu, et pas en terme d'espèce. Nous prévoyons dans le court terme, à la protection de notre génération (et une ou deux génération suivante) mais jamais en terme de survie de l'espèce humaine QUI  PASSE  PAR  LA  SURVIE  DE  TOUTES  ESPECE  VIVANTE. Et sur ce point là, je pense particulièrement au micro-bactérie qui vivent dans le sol (dans lequel on enfoui certains déchets). Les tonnes de bétons qui enveloppe les déchets sont résistantes et imperméables au radioactivités... MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ? Que se passera-t-il ensuite ? Si vous n'acceptez pas qu'un scientifique (STORM) "mise" sur la raréfaction du minerai dans le sol pour justifier un taux plus élevé de CO2 par kWh produit du nucléaire, je n'accepte pas que vous misiez sur l'éventuel découverte, un jour, d'un moyen de neutraliser ces déchets. D'autant que l'énergie, nous la gaspillons aujourd'hui à stocker ces déchets. Mais combien d'énergie cela coutera-t-il pour NEUTRALISER les déchets ? Le nucléaire sera-t-il toujours rentable ? Je pense souvent à Lavoisier dans ces moments là et je ne peux m'empêcher un PRESSENTIMENT (qui n'a pas valeur scientifique, j'en conviens) assez négatif. Tout cette énergie "gratuite" que l'on tire de l'uranium, nous la paierons un jour quelque part ! Et ça passe par le déchet, j'en suis sûr. Mais j'admets, ce ne sont que des présomptions. Cependant, il ne faut pas si facilement les écarter non plus car elle sont basées sur un problème réel. Or, aujourd'hui, la question à se poser est la suivante : Qu'est-ce qui est le plus grave ? 20g de déchets nucléaire par habitant par an ? Ou 400g de CO2 par kWh ? De nouveau, je pense que nous manquons de perspective par rapport à l'impact des déchets nucléaires A MÊME TITRE que nous manquions de perspective à l'époque par rapport à l'impact du CO2 lorsque nous avons découvert les technologie de production via le charbon, le fioul, etc... Tout comme, je pense, que nous manquons encore TOTALEMENT de perspective par rapport aux impacts réels de notre mode de vie. Nous croyons que résoudre le problème de CO2 est une priorité mais il y a tellement de liens entre toutes les matières et les energies que nous nous perdons complètement. QUI SAIT si le pétrole, enfoui dans la terre, n'avait pas un rôle essentiel ? Qui sait si cet enfouissement n'était pas censé continuer pendant des milliers d'années pour aller "ALIMENTER" le magma au centre de la terre ? Quel seraient les conséquence réel si la terre "s'éteignait" au centre ? Nous n'en avons aucune idée. Tout n'est que Théorie et nous prenons la plus convaiquante pour acquis. Aujourd'hui, au lieu de tirer une leçon de notre manque de perspective par rapport au fonctionnement GLOBAL de notre système, nous voulons SOIGNER la planètre. Permettez-moi d'en rire doucement.

2. Mauvais débat
Pour moi, nous perdons beaucoup de temps (et d'énergie) à chercher quel est le meilleur moyen de produire une énergie alors que le réel est débat est : AVONS NOUS VRAIMENT BESOIN DE TOUTE CETTE ENERGIE ?
En effet, le modernisation des technologies, le marketing et le progrès sont autant de facteurs qui nous ont poussés dans une société de SURconsommation. Surconsommation que l'on a fini par appeler un "CONFORT MINIMAL". Or, ce que l'on essaie de faire c'est de continuer à vivre dans ce confort minimal et trouver les solutions ailleurs. Ne me comprenez pas mal. Je ne suis pas pour revenir à l'âge de pierre (quoique... ? :-) ), d'ailleurs, je suis branché sur internet, avec une chaîne hi-fi qui diffuse de la musique et je bois un coca... comme tout le monde, je suis un consommateur. Mais ce que je veux souligner, c'est qu'il faut qu'il y ait une prise de conscience de ce côté là, BEAUCOUP PLUS que sur le moyen de fabriquer l'énergie nécessaire à ce confort. Je serais prêt à sacrifier de ce confort. Je serais prêt à n'utiliser un ordinateur qu'un jour sur deux (solutions à la con que je donne comme ça, histoire de ne pas rester sans "exemple"). Bref, je pense simplement que la politique du NEGAWATT est peut-être le vrai domaine de recherche. COmment réhabituer les gens, en douceur, à revenir vers un mode de consommation normal ? Nous surconsommons et c'est cet acte incivique qui tue la planète. Déchet des aliments en surproduction, suremballage des denrées à cause d'une SUR parano du microbes, SUR consommation des médicaments pour soigner les maladies SURdéveloppeés et SURtout psychosomatiques. La médecine est encore une preuve que l'on ne réfléchi qu'en terme d'individu. En voulant préserve notre égoiste petite vie, en voulant vivre le plus longtemps possible, nous empêchons notre espèce d'évoluer "naturellement" (par une voie un peu plus Darwinienne) et de se renforcer. Du coup, nous nous affaiblissons et devenons dépendant de la chimie pour survivre. Une grippe nous tue de plus en plus facilement. Tout ces éléments sont un comportement à revoir pour arriver, peut-être, à un doux équilibre entre confort et utilisation rationnelle de l'énergie. On en parle beaucoup, mais il y a très peu qui se fait. Et je ne considère pas que mettre une lampe économique est une Utilisation Rationnelle de l'Energie. Mettre des panneaux photovoltaïques encore moins. Ne pas allumer la lumière si l'on ne doit pas lire, si l'on se déplace et que l'on "voit" encore devant nous, en est une ! Se rendre compte que l'on a pas besoin de tel ou tel appareil energivore et décider de le débrancher en est une. Je travaille dans les panneaux PV et j'ai vu nombre de mes concurrents vendre des installation de 70m² à des personnes qui, pourtant, n'avait pas le chauffage électrique (ni même le chauffe-eau). La première question n'aurait-elle pas été : Mais qu'est-ce que vous faites pour consommer autant d'électricité alors qu'on considère que 25m² devraient suffire pour couvrir les besoins moyens d'un foyer (toujours hors chauffage et chauffe-eau) ?

3. Finalement, les normes, est-ce vraiment fiable ?
En effet, sur ce point, je n'ai pas encore beaucoup de recul. Je n'ai pas la possibilité de critiquer mais je veux juste soulever la question : Doit-on vraiment faire confiance à une norme ? Doit-on vraiment "croire" que le monde institutionnel fonctionne bien et sans faille, que tout est pris en compte, que les lobbys n'existent pas, que la corruption non plus ? Est-ce vraiment mal de vouloir refaire soi-même les démonstrations ? Ce point sert juste à souligner que même si les étude certifiée ISO 14000 devaient en arriver à des conclusions heureuses pour le Nucléaire, je me demande dans quel mesure cela me mettrait en confiance. A MÊME TITRE que pour le photovoltaïque ou pour l'éolien. Je me sens juste mieux inspiré par ces énergies là, il ne sert à rien de cacher ma tendance, mais je montre le même sceptissisme face aux "études" menées sur le cycle de vie de ces technologies. Autant celle qui disent que ces technologies ne rembourseront JAMAIS l'énergie qu'il a fallu pour les produire, me laisse VRAIMENT sceptique, autant celle qui parle de rembourser en 2 ans ne m'ont pas plus convaincu.

Voilà, je reviendrai évidemment prochainement pour discuter de ce que j'ai lu dans les quelques études que j'ai déjà pu trouver pour le moment (sans leurs certificats iso). J'essaierai d'étendre mes connaissances dans le domaines pour pousser le débats un peu plus loin. J'espère que vous serez tenté d'y participer. Vous sembler en connaître une bonne part et c'est ce qui, je crois, me permettra d'enrichir mon opinion mais également le débat et qui sait... la vôtre.

Bien à vous,


 

Le 05/06/2010 15:55 par Dan1 :

Pour Astrotophe :

D'abord un encouragement pour la démarche, car il très important de se baser sur des faits établis plutôt que sur des éléments subjectifs. Quand on parle du contenu en CO2 du nucléaire, on verse rapidement dans l'irrationnel car le contenu est plus politique que technique. Si on veut évaluer la grandeur du bluff, il faut sortir la calculette et déméler les ordres de grandeur. Voir mes commentaires sur Enerzine.

Justement, à propos d'ordre de grandeur : je ne comprend pas une partie du calcul du début :

Je cite : "On suppose les centrales fonctionnant 24h/24h et 365j/an soit 330 GWh électrique ce qui correspond à une émission de 330 tonnes de CO2 pour la production électrique de ces unités. Donc pour l'extraction, concentration de l'uranium, on prend 85% de CO2 soit 280 tonnes. Ce qui donne 0,1 tonnes de CO2 par tonnes d'uranium naturel." fin de citation.

Là, ça ne va pas car une centrale à charbon émet environ 1 kg de CO2 / kWh (entre 800 et 1200 g), elle émet donc environ 1 tonnes de CO2 par MWh, 1000 tonnes par GWh et 1 millions de tonnes par TWh (unité de production d'électricité pour un grand pays).

Donc, si les mines ont utilisé 85 % des 330 GWh d'électricité, cela correspond à 280 500 tonnes de CO2 et non 280 tonnes. 

Rapporté aux 2 900 tonnes d'uranium produites, cela fait 96,7 tonnes de CO2 par tonnes d'uranium.        

On aura donc pour la suite :

Pour l'enrichissement d'un 1 kg d'uranium enrichi, il faut 8 kg d'uranium naturel. Donc ce qui donne 774 tonnes de CO2 par tonne d'uranium enrichi pour la phase d'extraction et concentration. Pour la production d'un kWh électrique, il faut 3,3 mg d'uranium enrichi. Par conséquent, l'ajout de CO2 pour le kWh électrique nucléaire est de 2,55 g de CO2.

Tous ces calculs sont à revérifier.

En réalité, selon le rapport de la CRIIRAD (Note N°09-25 du 16 juin 2009), en 2006 la centrale SONICHAR de Tchirozérine a produit 167 503 MWh (électricité) pour une consommation de 160 748 tonnes de charbon. Si 85 % de la production est consacrée aux mines d'uranium, on a donc 142 000 MWh (142 GWh) consommé au profit des 2 900 tonnes d'uranium produites et une émission de CO2 de 142 000 tonnes.

Rapporté aux 2 900 tonnes d'uranium produites, cela fait 49 tonnes de CO2 par tonnes d'uranium.

Avec 8 kg d'uranium naturel pour 1 kg enrichi, cela donne 392 tonnes de CO2 par tonne d'uranium enrichi. Pour produire un kWh électrique (3,3 mg d'uranium enrichi), il faudra émettre au Niger de CO2 pour chaque kWh électrique nucléaire  : 1,3 g de CO2.

On peut rapprocher cette valeur de celle figurant dans l'étude ACV du CEA dont je redonne le lien :

http://www.cea.fr/var/cea/storage/static/fr/energie/dossier_loi1991/DATAS/axe1/references/pdf/CEA-05b.pdf

Le CEA estime la consommations de charbon aux environs de 1000 tonnes par TWh produit soit 1 g / kWh (voir page 19/97 et page 68/97). Evidemment, dans ce chiffre, il n'y a pas que le Niger. 

 

Enfin un dernier point : en Afrique, une centrale thermique qui fonctionne 24h/24 toute l'année ça n'existe pas (en France non plus) ... mais il y a beaucoup plus de causes d'indisponibilités en Afrique ! Pour celles du Niger le facteur de charge serait légèrement supérieur à 50 %.  

 

Le 05/06/2010 17:36 par Astrotophe :

Merci Dan1 d'avoir relever cette erreur. J'ai effectué la correction. J'ai fait un petit résumé avec les points qui restent à déterminer le taux de CO2.

Le 16/08/2010 20:48 par voiture occasion maroc :

Sujet très vaste et intéressant.

J'y connais pas beaucoup en centrales nucléaires.. mais je voudrais vous dire qu'il existe des analyseurs de gaz qu'on installe sur les cheminées industrielles ( pratiquement dans n'importe quelle industrie ) et ça nous permet de suivre les émission en temps réel. alors, il ne restera qu'à consulter les courbes et d'en déduire une valeur moyenne.

Je vous souhaite quand même bonne chance dans votre projet

Le 08/12/2010 03:14 par Maître Kanter :

Bonjour. Je suis assez surpris de la virulence des propos d'Isabelle. Comment peut-on être aussi haineux (se) alors que tous les gens autour de soi sont vraisemblablement de toute bonne foi et très, très compréhensifs ?

"Cher ami qui a l'air de tout savoir mais qui en fait ne sait pas grand chose", "Vraiment n'importe quoi" . Quelle personne est assez arrogante pour pouvoir se permettre d'écrire ça ? Avez-vous la prétention d'apprendre tout à tout le monde ? 

Interrogation pas moins scientifique que le sujet de cete page. Mais question existentielle.

Bien à vous,

bon vent

 

Le 09/12/2010 15:23 par Maître Vatefaire :

Merci à Isabelle d'apporter un peu d'humanité et de vision critique dans ce débat dépassé. Le nucléaire est une solution des années 1970, nous n'en voulons plus! De même nous ne voulons plus des grands ensembles et des villes inhumaines construites dans ces même années par nos ingénieurs et nos architectes soit disant visionnaires. L'homme n'est pas une molécule que l'on manipule à sa guise. J'espère en outre que ceux qui s'expriment se rendent chaque année en vacance en Ukraine et habitent à proximité directe de leurs centrales adorées.

Pour ce qui est des émissions associées au nucléaire il suffit de se reporter au GIEC.

Le 09/12/2010 17:33 par Maître Kanter :

Il faudra m'expliquer en quoi Isabelle apporte de l'humanité en insultant les gens. Ça dépasse l'entendement... Tu souhaites aux gens d'habiter à proximité d'une centrale nucléaire ? Bel esprit.

Mais tu as raison : vivons tous dans des maisons individuelles avec un jardin de 1000 m². Ça c'est un vrai discours réaliste. Les Hippies sont de retour.

Je suis contre le nucléaire, mais force est de constater que c'est pour le moment la seule alternative possible pour couvrir nos besoins croissants en énergie. Il faut progressivement passer au renouvelable. Ne nous pouvons pas pas nourrir les gens et produire en même temps de l'énergie pour tout le monde. L'huile de colza c'est bien beau mais  ça requiert de la place, pareil pour les panneaux solaires.

Personnellement je préfère produire de l'énergie nucléaire et garder la place restante pour nourrir le monde. L'altruisme peut-être.

Le problème de la France est qu'elle se repose trop sur le nucléaire.

Le 10/12/2010 15:16 par Maître respect :

Je ne suis pas Isabelle. ma réaction se voulait avant tout une réponse au ton méprisant du premier message et qui ne concernait pas le sujet.

Bravo en revanche pour ce second message plus intéressant sur le fond et qui permet de continuer à débattre sans attaquer et insulter les participants.

Effectivement vivre dans des maisons de 10000m2 c'est à la mode, notamment parmis certains donneurs de leçons. Persollement je poursuis une approche beaucoup plus modeste et pragmatique. Convaincre par l'exemple et non par la peur. Mais vous avez entièrement raison, peut être y a t'il quelquechose à retenir du mouvement hippie, du moins à son origine.

Pour ce qui est de l'avenir du nucléaire et son abandon progressif, je vous invite fortement à lire le plan énergétique allemand (publié il y a quelques semaines, en allemand) . Toutes les réponses s'y trouvent.

Le 01/01/2011 17:28 par Maître Kanter :

Bonjour,

Mais je ne demandais qu'à mentretenir avec des gens compréhensifs et patients. J'avais simplement été choqué par les propos d'Isabelle.

Ensuite, mes propos étaient à comprendre au second degré. Tout aussi utopique que la théorie hippie en l'ocurrence.

Je vis en Allemagne, et les gens croient en cette sortie du nucléaire. Ils produisent beaucoup à partir de charbon et de lignite. Et de l'autre côté, l'Etat achète beaucoup d'énergie nucléaire à la France, qui est en quelque sorte le producteur européen. Du coup ils prennent en charge une partie de nos déchets. Malgré tous leurs efforts, les Allemands sont toujours derrière nous en matière d'électricité produite à partir d'énergies renouvelables. Mais avec leurs investissements, il nous dépasseront dans les prochaines années.

Les Français se sont reposés sur leur hydrau-électricité en premier temps, qui a été remplacé progressivement par le nucléaire. Aucun investissment dans le solaire, l'éolien ou énergies marines.

Le 30/04/2011 20:39 par cancrelas :

Bonjour

Petite info complémentaire, il existe un volet métallurgie à prendre en compte dans l'établissement du bilan.

Ces éléments métalliques sont utilisés pour la fabrication des tubes destinés à contenir les pastilles de combustible, des paniersde combustible et leur système de régulation.
Cet accastillage relève du consommable, non recyclable à ma connaissance.

Cette quantité CO2 est en fin de compte probablement minime en regard du résultat final, mais la difficulté  de l'établissement de ce bilan réside dans la diversité des contributeurs.

Bien à vous

Cancrelas.

 

 

Le 17/10/2011 20:51 par Crapulax :

Bonjour,

Je partage totalement le point de vue de Iann-ash :

As t-on réellement de consommer autant ?

Quand j'entends parler de voitures de 160 ch qui ne consomment que 5L/100, je préfererais des voitures de 100ch qui ne consomment que 3L

Récement Renault Truck à présenté le plus gros camion électrique du Monde : 16 tonnes pour seulement 5.5onnes de charge utile (Ald d'une dizaine en thermique) : ça me gène ...

Je ne parle pas des 4x4 hybrides ...

Il y a plein d'autres exemples

De plus je ne peux pas m'empècher aux intérets financier de la filière nucléaire (Voir l'histoire du programme US avec dans la boucle, Dupont,Mosanto,Kellog et autres ..)

 

Bon Bref ...on cherche des grand projets : en voila un : Supprimons le nucléaire !

 

Bonne soirée à Tous.

Le 28/10/2011 12:07 par PierreSud :

Tous ces échanges sont très intéressants.

Bien sur, la construction et la déconstruction des centrales nucléaires produit des quantités très importantes de CO2, mais rapportées aux quantités de kWh produits, je pense que le poids de CO2 par kWh reste faible.

J'ai refait les calculs d'Astrotophe, ils sont exactes, aux arrondis près...pour ce qui concerne la production et l'enrichissement de l'Uranium faiblement enrichi utilisé dans les centrales françaises.

Ensuite, le calcul du CO2 de la production prenant tout en compte, est un calcul...politique!

En effet, par exemple, certains font remarquer que les pointes de demande de kWh que ne peuvent pas fournir les centrales française (uniquement à cause de l'absence de capacité d'accélération et de ralentissement appropriés) sont fournies par des centrales notamment allemandes aux charbon. Donc avec 1000 g de CO2 par kWh. Il faudrait inclure ces CO2 dans les kWh nucléaires !...

Ainsi, certains arrivent à démontrer que le kWh nucléaire émet 200 g de CO2.

Pour ma part, j'en conclu que la bonne mesure doit se situer autour de 50g/kWh.

Bon, mais la question que je me pose est: "faut-il sortir du nucléaire?"

A mon avis, c'est comme le pétrole: on ne va pas décider d'en sortir, c'est la Terre qui nous en sortira, par manque de munitions économiquement rentables( pétrole mais aussi uranium), et, en plus pour le nucléaire, par une gestion inextricable des déchets.

Certes, c'est dans 20 à 60 ans, mais cela concerne pleinement mes enfants et petits enfants.

Alors, oui, nous devrons en sortir (nucléaire et ...pétrole !!). Le plus vite est le mieux pendant que c'est encore relativement simple..

Les solutions: la rentabilité énergétique ( moins de pertes entre le primaire et l'énergie utilisée); les économies intelligentes mais drastiques d'énergies avec changement des valeurs de vie; et bien sur un fort développement des énergies renouvelables

Voila pourquoi, je vous remercie tous de vos éclairages sur le CO2 émis par kWh nucléaire produit.

Mais voila aussi les raisons pour lesquelles je pense qu'il est pratiquement impossible de connaître l'exactitude en ce domaine.

Et enfin, je pense qu'une approximation de 50g de CO2 par kWh issu de l'uranium est suffisante pour poursuivre le débat sur la sortie de nucléaire.

 

 

Le 28/11/2011 00:07 par Démosthène :

Comme le montre ce document > http://futura24.voila.net/electri/nucle_co2.htm < ce n'est pas avec le nucléaire que l'on va réduire les émissions de CO2, qui ne sont d'ailleurs qu'une partie des gaz à effet de serre.

Le fait de doubler d'ici 2030 la puissance nucléaire installée pour produire de l'électricité est non seulement impossible mais n'aurait pas d'influence sur les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre (GES). L'électricité nucléaire représente seulement 2,1% de l'énergie primaire mondiale et 3,0% de l'énergie finale consommée dans le monde.

Remplacer tous les réacteurs nucléaires actuels par des centrales électriques au gaz ... augmenterait seulement de 1.086 Mt les émissions de CO2. Cela représente 3,0% de tout le CO2 émis et 2,3% de l'ensemble des gaz à effet de serre anthropiques, soit sept fois moins que la déforestation.

Mais si seulement un tiers est remplacé par des centrales à gaz et le reste par un panier d'énergies renouvelables, cela ferait 21 fois moins que la déforestation, et bien moins que la surproduction de viande (dont l'excès est néfaste pour la santé)